Tension chez les gros portefeuilles : ce marqueur ralentit l’élan vers $4K pour Ethereum
Ethereum a repris un peu de couleur ces derniers jours, mais le marché reste loin de l’euphorie attendue. Depuis son rebond rapide à partir des 2 623 dollars, l’actif a gagné environ 15 %, mais l’enthousiasme est retombé presque aussi vite. Pourtant, le prix tient. Il progresse même par petites impulsions. Mais un élément bloque clairement la route vers les 4 000 dollars : les gros portefeuilles n’y croient pas encore. Et sans eux, l’élan manque.
Les dérivés font retomber la pression haussière
Sur le papier, tout semble prêt pour une reprise. Et pourtant, les métriques dérivées racontent une histoire moins brillante. Les traders les plus actifs, ceux qui alimentent les positions à effet de levier, réduisent leur exposition haussière.
Chez OKX, le ratio long/short montre désormais un déséquilibre de 23 % en faveur des positions baissières. En clair, les gros joueurs se couvrent, freinent leur prise de risque et laissent le marché avancer sans eux.
La TVL d’Ethereum recule, les frais de transactions chutent de 13 % en une semaine, et l’activité on-chain n’accélère pas. C’est cette combinaison qui inquiète. Or la mécanique de burn d’Ethereum repose entièrement sur l’activité et donc le niveau de demande réelle. Moins de burn, plus d’émission nette. Et une offre qui commence à gonfler alors que le marché cherche une direction, ce n’est jamais un bon cocktail.
Des baleines attentistes, et ça change tout
Les données montrent que les baleines et les market makers n’ajoutent pas de levier haussier. Ils coupent leurs positions dès que le marché s’essouffle. En d’autres termes, le niveau actuel n’est pas encore assez rassurant.
Cela dit, le manque de conviction n’empêche pas le prix de monter, mais il limite l’amplitude du mouvement. Chaque tentative d’accélération s’éteint rapidement.
Actuellement, le marché traverse une phase où le capital patient, celui qui fait les grands mouvements, se tient encore en retrait. Et tant que cet argent-là ne revient pas avec force, la cible 4 000 $ pourrait bien rester théorique.
Le contexte macro américain ajoute une couche d’incertitude
Les données du marché du travail ne rassurent pas. Les entreprises annoncent plus de 25 000 licenciements en novembre rien qu’aux États-Unis. Les embauches saisonnières sont en baisse, et la consommation tremble depuis le shutdown du gouvernement fédéral.
En général, plus les licenciements s’accélèrent, plus les investisseurs se méfient. Adam Sarhan, de 50 Park Investments, le résume en ces termes : “On ne voit pas de vague de licenciements quand l’économie est solide.”
Une économie affaiblie rend les actifs risqués plus difficiles à défendre à court terme. Pourtant, le tableau n’est pas entièrement sombre. Une conjoncture qui s’essouffle peut pousser la Fed à adopter un ton plus accommodant. Historiquement, les cryptomonnaies réagissent bien à un environnement de liquidité plus souple .
Qu’est-ce qui doit changer pour viser les $4K ?
Pour qu’Ethereum dépasse enfin ce cap psychologique, il faudra trois ingrédients. D’abord, un retour clair de l’activité on-chain. Les frais ne doivent pas seulement se stabiliser, ils doivent remonter, signe que la demande pour l’espace de bloc repart.
Ensuite, il faudra que les baleines se repositionnent franchement. Tant qu’ils resteront en mode défensif, l’élan restera fragile. Enfin, le contexte macro devra s’éclaircir, ne serait-ce qu’un peu, afin d’attirer de nouveau du capital vers les actifs risqués.
Ces éléments ne se matérialiseront pas forcément tous en même temps. Et il n’y aura probablement aucun signal clair. Ce type de transition ne commence pas dans le bruit, mais dans une accélération silencieuse.
Source : Nansen
Pour aller plus loin sur le sujet :
- Pourquoi Ethereum reste solide au-dessus de 2 800$
- BitMine renforce sa réserve avec 21 537 ETH
- Une baleine mise 44 M$ sur un long Ethereum
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